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Le maire de Paris est fragilisé par sa fidélité à M. Jospin après le ralliement à Mme Royal de plusieurs adjoints - l’amitié en politique a t-elle sa place ? (LBS)

jeudi 28 septembre 2006





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Descriptif/Commentaire LBS : LE MONDE | 27.09.06
Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, a prévu de réunir, vendredi 29 et samedi 30 septembre, à Marcoussis (Essonne), son équipe municipale au grand complet, composée d’adjoints PS, Verts et PCF pour un séminaire de rentrée annuel. A l’ordre du jour : la circulation à Paris. Les débats promettent d’être animés, car pour la première fois, les maires d’arrondissement sont conviés.
Plusieurs d’entre eux (3e, 4e, 13e) critiquent violemment l’adjoint aux transports (Verts) Denis Baupin qui, dans le projet (...)


LE MONDE | 27.09.06

Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, a prévu de réunir, vendredi 29 et samedi 30 septembre, à Marcoussis (Essonne), son équipe municipale au grand complet, composée d’adjoints PS, Verts et PCF pour un séminaire de rentrée annuel. A l’ordre du jour : la circulation à Paris. Les débats promettent d’être animés, car pour la première fois, les maires d’arrondissement sont conviés.

Plusieurs d’entre eux (3e, 4e, 13e) critiquent violemment l’adjoint aux transports (Verts) Denis Baupin qui, dans le projet de plan de déplacement de Paris qui sera voté début 2007 au Conseil de Paris, envisage de nouvelles restrictions pour les voitures à Paris (Le Monde du 20 septembre). Le maire de Paris se dit soucieux "d’apaiser la voirie parisienne". Le budget 2008 de la Ville devrait consentir un effort important pour les transports en commun, notamment plus de bus dans les nouveaux couloirs, a-t-il promis, lundi 25 septembre. Mais "je ne serai pas l’otage du lobby automobile", a-t-il aussitôt ajouté.

L’opposition UMP et UDF n’entend pas laisser la majorité seule accaparer le débat. M. Delanoë est "l’homme qui a inventé les embouteillages la nuit", s’est exclamé, lundi 25 septembre, Françoise de Panafieu. Avec d’autant plus de vigueur que la candidate (UMP) à la Mairie de Paris a été élue, le même jour, - 51 voix sur 51 votants - à la tête du groupe UMP à l’Hôtel de Ville. Ce qui lui permet de prendre la tête d’une famille enfin "unitaire et soudée", a-t-elle insisté.

"RINGARDISME" ?  

M. Delanoë se retrouve, lui, dans la tourmente des primaires internes au PS pour la candidature à la présidentielle de 2007. Sa fidélité à Lionel Jospin, qu’il considère comme "le meilleur président pour la France pour 2007-2012", le met en porte-à-faux par rapport à une bonne partie des militants et de responsables socialistes parisiens. Dans sa section du 18e arrondissement, celle de Lionel Jospin, un comptage récent place Ségolène Royal largement en tête parmi les militants. En un an, la fédération de Paris, la plus importante de France, est passée de 9 000 à 19 000 adhérents. "C’est grâce à l’effet Ségo", clament les supporters de la présidente de la région Poitou-Charentes. Or, parmi les plus actifs partisans de cette dernière se retrouve une partie de l’équipe municipale de M. Delanoë.

Mercredi 27 septembre, à l’invitation de Roger Madec, maire (PS) du 19e et "royaliste" de la première heure, sept adjoints (PS) au maire de Paris - Christophe Caresche (porte-parole de Mme Royal), Christian Sautter, Olga Trostiansky, Christophe Girard, François Dagnaud, Lyne Cohen-Solal, Mireille Flam - devaient participer à une réunion d’organisation de la campagne de Mme Royal à Paris. Un appel parisien en sa faveur, lancé mardi dans les sections du PS, comporte leur signature avec celle de Dominique Bertinotti, maire (PS) du 4e et d’une cinquantaine de responsables PS parisiens. Les amis de Mme Royal espèrent aussi le ralliement de Patrick Bloche, président de la fédération socialiste de Paris.

M. Delanoë n’a rien tenté pour dissuader les membres de son équipe de rallier Mme Royal. "Je ne suis pas un notable qui fonctionne dans le clanisme, dit-il. Ce n’est pas à moi de dire où est le bien et le mal." Tous lui reconnaissent ce mérite. Cela n’empêche pas M. Caresche, député du 18e arrondissement, fief de M. Jospin, et adjoint à la sécurité du maire de Paris, de s’inquiéter. "Les primaires à Paris risquent d’être très violentes, dit-il. Si Lionel Jospin se présente, je n’exclus pas des manifs de militants PS contre lui, rue du Regard (domicile de M. Jospin)". Pour Bertrand Delanoë, poursuit un autre élu "royaliste" parisien, "il sera du coup très difficile d’aller expliquer son choix aux militants".

Pour beaucoup, le maire de Paris risque de faire les frais de son soutien à M. Jospin. "Il faut qu’il se méfie, avertit un socialiste parisien, tout se passe comme si l’image de la rénovation qu’incarnait Delanoë dans la vie politique au niveau local et national était en train de lui échapper au profit de Ségolène." La droite exploite le filon : "Bertrand Delanoë se ringardise en soutenant Jospin", affirme Jean-François Legaret, maire (UMP) du 1er arrondissement, porte-parole du groupe à l’Hôtel de Ville.

M. Delanoë a pris une nouvelle fois ses distances, lundi, vis-à-vis de Mme Royal : "Atypique, Ségolène ? Je la trouve assez classique, au contraire, dans sa manière de faire de la politique. La démocratie participative, je n’en parle pas, moi, je l’ai fait !", s’est-il exclamé.

Première adjointe à la mairie de Paris qui soutient M. Jospin, Anne Hidalgo le pense aussi : "Le ringardisme n’est pas forcément là où on le dit. Delanoë incarne la rénovation en profondeur et non en apparence." Lundi, le maire de Paris confiait : "Je n’ai pas peur et j’ai le sens du temps." Avant de laisser planer, comme à chaque fois que la question lui est posée dans les moments délicats, des doutes sur sa volonté de se représenter aux élections municipales de 2008.

Béatrice Jérôme

http://www.lemonde.fr/web/article/0...



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  • fil 1/1 : > Le maire de Paris est fragilisé par sa fidélité à M. Jospin après le ralliement à Mme Royal de plusieurs adjoints - l’amitié en politique a t-elle sa place ? (LBS)
    2006-09-28 13:40:24 , par Visiteur

    rép: mimi23
    rép: Fox Mulder
    rép: Antitout
    rép: smoby
    rép: TIB


  • fil: > Le maire de Paris est fragilisé par sa fidélité à M. Jospin après le ralliement à Mme Royal de plusieurs adjoints - l’amitié en politique a t-elle sa place ? (LBS)
    28 septembre 2006 , par Visiteur   [Synoptique]
    A Paris en vélo on dépasse les autos

    • > Le maire de Paris est fragilisé par sa fidélité à M. Jospin après le ralliement à Mme Royal de plusieurs adjoints - l’amitié en politique a t-elle sa place ? (LBS)
      28 septembre 2006 , par mimi23
        [Synoptique]
      En vélo à Paris on dépasse les taxis....

      • > Le maire de Paris est fragilisé par sa fidélité à M. Jospin après le ralliement à Mme Royal de plusieurs adjoints - l’amitié en politique a t-elle sa place ? (LBS)
        28 septembre 2006 , par Fox Mulder
          [Synoptique]
        Et encore avant j’y roullait en moto et même comme ça , ca devient difficile. Cela dit la mairie a raison, en tout cas sur la circulation il y a trop de voiture !!!

      • > Le maire de Paris est fragilisé par sa fidélité à M. Jospin après le ralliement à Mme Royal de plusieurs adjoints - l’amitié en politique a t-elle sa place ? (LBS)
        28 septembre 2006 , par Antitout
          [Synoptique]
        a paris en metro on depasse tout le monde.

      • > Le maire de Paris est fragilisé par sa fidélité à M. Jospin après le ralliement à Mme Royal de plusieurs adjoints - l’amitié en politique a t-elle sa place ? (LBS)
        28 septembre 2006 , par smoby
          [Synoptique]
        Peur de quoi ? Quelle belle leçon de démocratie ! La maffia à coup de sondage et de matraquage médiatique impose un choix et gare à celui qui ose dire le contraire. La peur dont parle le maire de paris montre-t-il que les dés sont pipés ? Verra t-on un jour l’émergence d’une troisième voie ou bien somme nous condamner à devenir les toutous de bush ?

        • MANIFESTE POUR UNE VRAIE DÉMOCRATIE : LIRE DANS INTERNET ET MÉDITER
          30 septembre 2006 , par
          TIB   [Synoptique]

          POUR CEUX QUI VEULENT SAVOIR COMMENT FONCTIONNE VRAIMENT LE SYSTÈME ÉLECTORAL

          ATTENTION : LE TEXTE FAIT 200 PAGES.

          À DISCUTER

          MANIFESTE POUR UNE VRAIE DÉMOCRATIE : ANDRÉ TOLMÈRE

          EXTRAITS

          Le droit de vote et le suffrage universel sont des illusions démocratiques grâce auxquelles le simple individu se trouve promu au rang de citoyen, rang qui affirme une dignité, une solennité, voire un transcendance. Exercer le droit de vote, c’est devenir citoyen, affirmer une prérogative, exister socialement, exercer une puissance virile. Dans les cités de la Grèce antique, le citoyen portait les armes. La sous représentation des femmes au niveau des candidats et des élus révèle encore aujourd’hui une culture masculine du monde politique public, par opposition à la sphère domestique et privée des femmes.

          L’affirmation que chaque citoyen compte, que chaque vote a son importance est illusoire. Aucune élection ne se joue à une voix. Cette croyance à l’importance de chaque vote, et spécialement du sien propre, défie la raison. Elle est insoutenable. Elle correspond à un besoin de la nature humaine d’être reconnue dans son identité, dans son individualité. C’est pourquoi les candidats insistent tant sur l’importance de chaque voix, de chaque vote : cela met en valeur chaque électeur, renforce sa citoyenneté, flatte son ego. Sans être complètement dupe, le peuple moutonnier consent à se déplacer aux urnes. D’autant plus qu’il sait que sa puissance massique permet de brouiller les cartes et d’autoriser les résultats imprévus et les surprises de taille.

          C’est la seule petite satisfaction que l’on accorde au peuple citoyen : bousculer un peu l’ordre établi, une fois tous les quatre ou cinq ans. Mais c’est seulement un ordre établi entre quelques personnalités. Des têtes de droite remplacent des têtes de gauche ou l’inverse, cela ne fait aucune différence : ce sont toujours les mêmes têtes que l’on voit, une même caste dirigeante, une même élite dominante. Droite ou gauche, c’est le même combat, des mêmes hommes représentatifs des intérêts d’une même caste : les hommes du pouvoir qui s’y cramponnent. C’est une nouvelle forme d’aristocratie. C’est tellement vrai que ces messieurs sont reconnus comme les “barons” du gaullisme ou du socialisme

          Le suffrage universel provoque une illusion en focalisant l’attention sur les électeurs et sur la reconnaissance de l’égalité politique entre chaque citoyen. On oublie les élus. On oublie que c’est une masse qui va aux urnes et une infime minorité qui en sort. Et pas n’importe laquelle : c’est toujours une élite appartenant aux classes dominantes. Instaurant l’égalité politique entre les citoyens, le suffrage universel reconstitue l’inégalité, en confiant à une élite institutionnelle l’emprise totale sur le pouvoir d’État.

          Le suffrage universel prétend polir à la perfection le miroir du corps électoral pour n’en restituer finalement qu’un fragment d’image, déformée et infidèle. Quel paradoxe !

          Si, dans l’exemple précédent, une circonscription compte 105.000 électeurs et une autre 95.000, cela veut dire que certains électeurs ont moins de “valeur” que d’autres, ou que certains sont mieux représentés. Est-ce acceptable ?

          Or, actuellement, certains Français “pèsent” à l’Assemblée Nationale 5,5 fois plus que d’autres ! Les 33 départements les moins peuplés se voient attribuer (en moyenne) un député pour 85.363 habitants et les 33 départements les plus peuplés, un député pour 111.843 habitants.

          Ainsi, en France, il est impossible de justifier que les circonscriptions des députés aient été en 2002 les mêmes qu’en 1986, alors que la loi prévoit qu’une adaptation des circonscriptions (redécoupage) aurait dû obligatoirement intervenir après le recensement de 1999.

          Ce qui implique que juridiquement, les élections législatives françaises de 2002, sont tout simplement hors-la-loi !

          La constitution du 24 juin 1793 établit un suffrage universel, mais le vote est public et collectif : elle ne sera jamais appliquée.

          La constitution de l’an III du 22 août 1795 rétablissait le suffrage restreint à deux degrés. La bourgeoisie se retrouve et se renforce.

          Celle de l’an VIII du 15 décembre 1799 établit un suffrage quasiment universel : tous les citoyens français peuvent voter. C’est trop tôt pour les femmes et Bonaparte deviendra très vite Napoléon.

          La charte de 1814 raie d’un trait de plume la Révolution et l’Empire. Le suffrage est considérablement restreint par le cens. On aboutit ainsi à 100.000 électeurs environ.

          La charte de 1830 : le cens est abaissé et le droit de vote un peu élargi. En 1846, il y a environ 241.000 électeurs.

          La constitution du 4 novembre 1848 : elle rétablit le suffrage universel pour l’élection d’une assemblée législative et d’un président de la république, inspiré par l’exemple présidentiel américain.

          La constitution du 14 janvier 1852 maintient le suffrage universel direct, mais sa portée est réduite par le rétablissement de l’empire héréditaire (Napoléon III).

          La constitution de 1875 renforce le suffrage universel. Mais il faudra attendre le 29 avril 1945 pour que les femmes y participent pour la première fois en France.

          L’Italie, en 1912, l’octroie à tous les hommes de 21 ans sachant lire et écrire, et aux analphabètes à partir de 30 ans.

          Aux États-Unis, il faut savoir que le système de la polltax écarte des urnes toute une population pauvre formée surtout de Noirs et d’Indiens jusqu’en... 1964 !

          Les femmes voteront pour la première fois en 1863 en Suède, 1865 en Finlande, 1869 au Wyoming, 1918 en Grande-Bretagne, 1919 en Allemagne, 1931 en Espagne et au Portugal, 1945 en Italie et en France, 1971... en Suisse !


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